Les traitements du jeu compulsif

L’on souhaiterait ne jamais avoir à en parler, mais c’est pourtant une réalité bien présente. De multiples joueurs souffrent de pathologies liées au jeu et ont besoin d’aide pour sortir de cet enfer. Il existe de nombreuses options pour ces gens-là et diverses recherches sont en cours actuellement pour proposer des médicaments pouvant soutenir les patients dans leurs démarches. Faisona ensemble le point sur ce sujet dans l’article qui suit.

Comment devient-on « malade » des jeux ?

On ne se réveille pas un beau matin en étant dépendant du casino. Cela vient peu à peu, sournoisement, sans que l’on s’en rende compte. Le processus qui intervient ici est celui du « réflexe conditionné ». C’est exactement le même que celui qui est à l’origine de l’obésité. On agit par automatisme sans pouvoir s’arrêter. « Il faut » et c’est tout.

Vient s’ajouter à cela un phénomène de plaisir éphémère, comme avec les drogues. La sensation immensément agréable du gain remporté un jour est le point de départ et l’on souhaite que cela se reproduise. Tant que l’on n’a pas notre nouvelle dose de « bonheur », on ne s’arrête pas.

Deux coupables sont donc pointés du doigt ici : la trop grande fréquence du jeu et… la chance de gagner !

Tout est donc question d’équilibre. C’est bien facile à dire ou à écrire, mais qu’en est-il dans la vraie vie ?

Les médicaments qui pourraient faire des miracles

Généralement, c’est « lorsque le mal est fait » que le joueur et son entourage tentent de trouver des solutions. Une attitude préventive aurait été souhaitable, mais là encore, ceci est plus facile à dire qu’à faire. Quels sont donc les remèdes disponibles ?

Plusieurs équipes de recherches travaillent d’arrache-pied pour venir en aide aux joueurs pathologiques.

Il y a tout d’abord celle de Martin Zack à Toronto au Canada. Ici, l’on s’attaque au mécanisme chimique cérébral qui donne cette furieuse envie de jouer. Des essais cliniques ont été très concluants et le processus de validation afin de rendre le médicament public est en cours. C’est la dopamine qui est ici ciblée. Certains récepteurs cérébraux sont excitatoires et d’autres inhibitoires. Martin Zack et son équipe tentent de réguler les deux afin de venir en aide aux joueurs compulsifs.

Mentionnons, par ailleurs, le psychiatre John Grant de l’université de Chicago qui lui oriente ses recherches vers la vitamine appelée N-acetylcisteïne qui serait responsable de la « prise en otage » de certaines zones du cerveau. Aucun essai clinique n’est cependant rapporté relativement à ces recherches-ci.

La méthode non médicamenteuse

En attendant donc la mise au point de ces médicaments, il existe des moyens afin de tenter de réduire la dépendance au jeu.

La première étape consiste en une prise de conscience de ce qu’est véritablement le hasard. Il s’agit de redire à quel point la chance est incontrôlable afin d’amener un raisonnement face au jeu et non seulement une réaction.

La seconde étape essaie d’ouvrir les yeux du patient sur ce qui l’entoure. Le patient a souvent dépassé un stade lui faisant dire globalement que « plus rien d’autre n’a d’importance ». Il faut en quelque sorte l’aider à « revenir sur terre ».

C’est seulement lorsque ces deux étapes ont été franchies que l’on peut mettre en place des solutions face à des situations spécifiques. Il peut tout aussi bien s’agir d’une intervention sur notre ordinateur si nous jouons en ligne ou d’un travail sur l’estime de soi afin de savoir dire « non » à un ami qui nous entraine souvent au casino.

Enfin, lorsque la situation s’améliore, il faut mettre en place des mécanismes veillant à éviter les rechutes.

Assurément, un médicament pourrait à ce niveau-là être d’un grand soutien. Souhaitons à tous les jours pathologiques qu’un tel remède soit bientôt disponible.

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