Les Machines à Sous

Fey Liberty Bell

Les machines à sous ont fêté leurs 113 ans dernièrement ! Lorsque Charles August Fey a créé le tout premier bandit manchot en 1898, il ignorait certainement que son invention aurait un tel succès. Découvrons les origines de la toute première machine a sous ensemble…

Un créateur de génie

Charles August Fey est né le 02 février 1862 en Bavière. Le jeune garçon accompagnait souvent son grand frère, Edmund, qui travaillait dans une usine de Munich. Charles August s’éprit donc très tôt de la mécanique. Lorsque son oncle, Martin Vollman, décidé d’émigrer dans le New Jersey, l’enfant à présent devenu adulte décida de suivre son exemple. Cela était le moyen pour lui de fuir la guerre mais aussi son père, trop sévère à ses yeux. Après avoir travaillé en France et en Angleterre, Charles August Fey débarqua en Californie après un rapide détour à New York. A la fin de l’année 1885, il travailla dans une société de mécanique puis obtint un poste plus important au sein de la California Electric Works Company. A l’âge de 25 ans, il épouse Marie Volkmar avec qui il eut 3 filles. Déjà à l’époque, San Francisco abondait en roulettes automatiques. En 1894, il a l’idée de développer une machine équipée d’un disque rotatif. Après avoir quitté son lieu de travail, il fonde avec son collègue Theodore Holtz une entreprise rivale de la première, spécialisée dans la conception de matériel téléphonique et électrique. Il aura alors suffisamment de temps et d’espace pour concevoir sa première véritable machine à sous.

La « Liberty Bell »

Charles August Fey

Suite à la fondation de sa deuxième société, Fey multiplie la fabrication de roulettes mais se rend vite compte de leurs limites. En 1899, il invente la fameuse « Liberty Bell », une machine à sous moderne et mécanique. Conçue en métal, elle possède 3 rouleaux en périphérie ainsi que des symboles tels que l’As de pique, de cœur ou de carreau mais aussi le fer à cheval et la cloche de la liberté d’où son nom « Liberty Bell ». Cette invention permettait déjà 100 combinaisons différentes et générait des paiements automatiques. Cependant, la « Liberty Bell » ne fit pas le bonheur de Fey, qui refusait de vendre son brevet. Lorsqu’un des modèles qu’il avait conçu fut dérobé dans un salon de Powell Street, ses concurrents principaux, Mills, Watling et Caille sortirent eux aussi des exemplaires similaires à la « Liberty Bell ». De cette simple machine à sous émergea une véritable économie nationale puis mondiale. Fey, pas abstinence ou humilité, rata l’occasion d’être nommé prix Nobel pour son invention, une invention qui aurait pu lui rapporter des millions de dollars…

Les machines à sous et la notion d’argent

Cependant, les associations de consommateurs en place ainsi que les législateurs ont très vite commencé à blâmer les machines à sous, considérées par ces derniers comme un « jeu démoniaque ». Mais lorsque le concurrent numéro 1 de Fey, Mills, ajouta aux machines à sous un distributeur de bonbons, ce dernier parvient à annuler les accusations qui avaient été faites. Les symboles eux aussi changèrent et furent transformés en citron, orange, pomme, etc… Bien plus tard, vers les années 1950, les machines à sous devinrent un jeu de casino à part entière et les parieurs pouvaient y miser et tenter de gagner de l’argent à volonté. Retrouvez l’histoire des machines à sous sur The casino city.com. Dès 2 000, le monde assista à l’émergence des casinos online, où les machines à sous furent également introduites.